C'est décidé, pour boucler l'année 2008 comme on l'avait commencée, on va se faire une belle plongée souterraine. Cette fois ci, je passe chez le père Tautaz et nous partons direction le Lot. Sur la route, la pluie et la température chutent. Le programme initiale était une plongée à Marchepied, rendue impossible par la neige dans le chemin d'accès. De plus nos amis sont malade. Peu importe, nous prenons la direction de Landenouse. Problème, nous n'avons pas de quoi nous mettre à l'eau (les connaisseurs comprennent pourquoi). "On ne devrait jamais venir dans le Lot sans cordes...", grommelle David. Pas de soucis, ce sol de gruyère regorge de nombreux trésors. En route pour Marcihac sur Célé où nous retrouvons le bord de route le plus fréquenté par des véhicules aux plaques internationales. Cette fois çi ce sont des plongeurs Allemands en stage que nous croisons (nous avons vu cette année des Suisses, des Polonais, des Tchèques, des Belges et donc des Allemands), c'est dire la valeur du site. Pour situer, nous avons ici une approche lors de notre dernière visite en novembre (ici pendant la G3 avec Tautaz et Nitrox21): Bon, par contre ce jour là la visibilité était très réduite, pour cause de pluies dans les jours précédents.
Aujourd'hui donc, nous partons sur une configuration simple: bi 2x12l au nitrox léger Nx25, relais S80 au Nx32.
La mise à l'eau dans le Célé est un moment de grande solitude, il fait 7°C! Heureusement la thérmocline nous acceuil à l'entrée de l'étroiture. La géothermie nous gratifie de ses généreux 14°C annuels.
Surprise, la visibilité est exceptionnelle.
Nous progressons, arrivés au niveau du shunt, nous posons les relais sur le fil. Nous décidons comme convenu de partir sur la droite par la galerie basse.
A un moment David nous fait visiter la cloche. Visiblement certains sont passés il y a peu de temps, une corde de spéléo est équipée vers le plafond. De plus ici, chose amusante il pleut sous terre.
Retour en bas, petite bifurcation vers la droite et nous allons jeter un oeil vers un coin que Dacid a repéré lors d'une de ses nombreuses visites. Promis un jour ça passera.
Enfin, nous arrivons au sommet du célèbre puits, nous voyons le fond et les bords.
Poufff! Plus de phare pour David! Je dois avoir un petit Korrigan de planqué dans une de mes poches. Demi tour, passage sur son backup et dans mon halo. Nous rentrons par la galerie haute. Allé à mon tour, je pète une sangle de palme. C'est décidé, je passe aux ressorts.
Arrivés au shunt, nous récupérons nos relais. Retour vers la sortie où nous croisons les collègues Allemands en formation. Un groupe sur la pose de fil puis plus loin, un autre en progression à l'aveugle.
Nous débutons notre palier à l'intérieur, puis juste devant la sortie. Et oui la thérmocline est toujours là!
Résultat, 1h50 et des images encore plein la tête, de la révision matériel à faire et l'envie de revenir très vite.